Survie en séries.
"L'imaginaire de l'après".
Chernobyl, Under the Dome, 3%, Sweet Tooth, The Rain… Des séries différentes, mais occupées par un sujet : la dystopie environnementale & ce qu’on nomme aujourd’hui les “Climate fiction” (cli-fi).
C’est l’un des phénomènes frappants de ces dernières années : ces dystopies – Silo, Katla… – sont devenues un régime narratif et iconographique stabilisé. Là où, pendant longtemps, les grandes dystopies mettaient en scène la domination politique, la surveillance — le Big Brother —, les séries contemporaines déplacent l’angoisse ailleurs. Elles racontent la peur de ne plus pouvoir vivre normalement — durablement.
The Rain, To the Lake, Station Eleven, The Silent Sea… mettent en scène des mondes qui continuent après / malgré la dégradation des conditions ordinaires de l’habitabilité : raréfaction des ressources, pénuries organisées, risques sanitaires, fin de l’abondance, nature hostile. C’est ce que Virginie Martin montre ici via cet univers « post-environnemental ».
Nos portfolio - iconographies font apparaître ce qu’un texte ne permet pas toujours de saisir : des images qui révèlent des mondes ravagés, des pénuries comme mode d’organisation, des corps contraints ou protégés, des enfants comme figures problématiques du futur… (le tout, à l’heure où l’équilibre démographique n’est plus…).
Dark, Black Mirror, Under the Dome…
À la fin, il s’agit de donner à voir, par l’image, l’une des grandes peurs contemporaines : la survie.
Par Virginie Martin













