
SOUS-TEXTE
JÉRÔME GUEDJ
La République, c'est nous !



C’est un livre de combat, mais aussi un livre d’affirmation.
Jérôme Guedj veut dire ce que peut encore être la gauche et, pour cela, il assume une rupture frontale avec Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise. La confrontation traverse le livre : antisémitisme, identités, communautarisme, laïcité, universalisme, violence du débat public.
Guedj revendique une gauche républicaine qui refuse les assignations et fait de l’universalisme une ligne de partage. Face à Mélenchon, il ne cherche plus le compromis : il veut construire une autre gauche.
Mais l’originalité du livre est aussi ailleurs. Peu de livres politiques accordent une telle place aux vulnérabilités. Vieillissement, maladie, handicap, dépendance, santé, travail, retraites, services publics : Guedj regarde la société depuis ceux que l’âge, le corps, la précarité ou les accidents de la vie rendent plus fragiles.
Le soin devient alors beaucoup plus qu’une politique publique : une manière de penser l’action collective. C’est sa « République du soin », avec la dignité comme principe directeur. Ces deux fils se rejoignent. La dignité vaut pour les individus comme pour la République.
Elle commande de protéger les vulnérables, mais aussi de refuser l’antisémitisme, les assignations identitaires et la brutalisation politique. Lorsque Mélenchon l’assigne à son identité juive, Guedj répond précisément par l’universalisme, la laïcité et le contrat social.
Le livre dessine ainsi une gauche très identifiable : la dignité et le soin pour matrice sociale ; la République, la laïcité et l’universalisme pour matrice politique ; la souveraineté et la capacité d’agir pour horizon.
Une gauche qui entend retrouver à la fois ceux qu’elle protège, les principes qu’elle défend et les moyens d’agir.
